Remettre en question l’anxiété de performance musicale. Briser le cycle de la douleur.

Depuis longtemps, la Technique Alexander est reconnue par les musiciens et musiciennes comme un moyen pratique et réfléchi de prévenir et de guérir les microtraumatismes répétés causés par des tensions excessives. Cependant, le bénéfice indirect, mais puissant de la pratique de la T.A. est sa capacité de répondre aux enjeux liés à l’anxiété de performance. Cet aspect essentiel de la pratique a également incité les musiciens et musiciennes à y revenir!
La Technique Alexander est une manière inspirée et fondée d’aborder la performance en orientant votre pratique et votre expérience de la performance dans le moment présent, où tout peut être connu et ainsi dynamiquement exploré, modifié, apprécié et partagé… Sans crainte.
Un gain sans douleur
De nombreux facteurs dans la vie d’un musicien contribuent à alimenter le cycle de la fatigue, de la douleur, de la douleur chronique, des compensations, des blessures et finalement, la lutte pour retrouver sa capacité antérieure à prendre plaisir à répéter et à jouer sur scène.
Les enseignants de T.A., Francis et brigitte, s’intéressent à vous qui êtes l’instrument principal par lequel votre public peut faire l’expérience de la beauté de la musique d’une manière que vous seul pouvez exprimer. Ils vous aideront à développer une façon de jouer plus coordonnée, plus libre parce qu’ils comprennent le processus inhérent au désapprentissage d’habitudes défectueuses, et l’acquisition d’une manière de faire ou de jouer qui respecte non seulement la façon dont le corps fonctionne, mais aussi la façon dont le corps-esprit s’intègre dans le mouvement.
Comment le fait d’apprendre à mieux m’asseoir, me tenir debout, marcher, utiliser mes bras avec une meilleure relation tête cou dos va-t-il m’aider à améliorer ma façon de jouer ?
Influence
Vos activités quotidiennes influencent votre vie musicale. Elles sont aussi inextricablement liées à votre endurance et à votre capacité à jouer confortablement.
Idées préconçues
Bien qu’un enseignant de Technique Alexander puisse vous aider à apprivoiser sur votre instrument en appliquant les principes de la T.A., vous ne pouvez pas aller directement à « bien » faire les choses sur votre instrument, car, comme l’a souligné F. M. Alexander, votre idée de ce qui est bien peut être la chose même qui vous cause de la douleur.
Terrain de répétition
Commencer avec de mauvais usages de soi qui entravent votre technique musicale est généralement trop chargé de l’anxiété accumulée au cours de nombreuses années d’apprentissage. Adorder les activités simples qui régissent votre journée et apprendre à les entreprendre de manière plus coordonnée améliorera indirectement votre façon de jouer et deviendra votre champ d’exercice.
Si l’on considère que chaque individu apprend et découvre à son propre rythme, on peut raisonnablement s’attendre à certains changements observables chez un élève qui s’exerce au cours des dix premières leçons. Ces changements peuvent se traduire immédiatement par une amélioration dans la façon de jouer ou prendre plus de temps en raison de la blessure ou de la volonté de l’élève de se défaire des habitudes acquises avec une tension excessive.
Les musiciens ou les musiciennes souffrant de blessures graves ou lentes à guérir bénéficieraient du travail quotidien dans le cadre du cours de formation, soit en s’inscrivant au cours, en tant qu’élève invité ou invitée, ou en choisissant l’option développement professionnel.




Nous offrons également des ateliers pour des groupes plus importants. Découvrez certains de nos événements passés.
Témoignages
Comme c’est souvent le cas, j’ai découvert la Technique Alexander alors que j’étais musicienne de premier cycle et que je souffrais de blessures dues à la surutilisation de mes bras. Cependant, l’histoire que je souhaite partager est beaucoup plus fascinante.
Durant ma maîtrise, au lieu de passer l’été dans un festival ou un programme de musique, comme le font la plupart des étudiants, j’ai décidé d’étudier la Technique Alexander et de l’appliquer à ma façon de jouer du violon alto. J’ai pris deux leçons de T.A. par semaine — une juste sur la T.A., une avec l’alto. J’ai ensuite répété avec l’alto ce que j’avais appris dans mes leçons de T.A. plutôt que de travailler la technique ou le répertoire de l’alto. C’était très amusant, mais aussi reposant et régénérant.
Durant la première semaine de cours à l’automne, j’ai eu un examen de placement pour l’orchestre de l’école (typique de tous les programmes de musique). À la fin de l’audition, tous les membres du jury m’ont félicitée pour ma nette amélioration au cours de l’été et m’ont demandé où et avec qui j’avais étudié. Imaginez leur surprise lorsque je leur ai dit que je n’avais pas eu une seule leçon d’alto ni une seule répétition d’ensemble de tout l’été, mais que j’avais passé l’été à étudier la T.A. avec brigitte. J’ai fini par suivre son cours de formation d’enseignants ou d’enseignantes et je suis maintenant une enseignante certifiée en Technique Alexander.
Erin Macdonald, altiste
Merci, brigitte et Francis, pour votre intérêt et votre contribution aux études menées dans le cadre de ma thèse, Posture During Piano Performance: Variability and Postural Changes Following Training in the Alexander Technique. J’ai reçu des commentaires positifs de la part des participants. Ils ont beaucoup aimé prendre des leçons de Technique Alexander et selon le consensus général, la Technique Alexander leur était utile et elle pouvait être employée dans l’interprétation du piano. brigitte, merci d’avoir consacré autant de temps à donner des cours, à recruter des professeurs pour qu’ils donnent de leur temps, et d’avoir veillé à ce que chaque pianiste soit bien pris en charge. Cette étude n’aurait pas été possible sans tes efforts. Francis, j’ai beaucoup aimé et apprécié tes cours lors de la préparation des études. Merci.
Grace K. Wong Ph.D., M.A., GDip, B.Mus.(Ed.), ARCT
